Skip to main content

France Culture : la santé connectée

Qu’est-ce que la médecine connectée, est-ce la disparition des médecins au profit des objets : tablettes et smartphones… susceptibles d’aider le patient dans la prise en compte de sa propre santé ou une aide au suivi et à la prévention médicale ?

" À qui appartiennent ces données collectées sur notre santé ? Est-ce une voie d’inégalité et les premiers pas vers l’homme augmenté puisque des objets connectés peuvent désormais être glissés sous notre peau ? Sujet passionnant à ne pas manquer. "

Ecouter l'interview sur le site France Culture

 

Nous recevons pour en débattre trois personnes qui allient études médicales et passion de l’informatique : Cécile Monteil, médecin aux urgences pédiatriques, directrice médicale de la start up «Ad-Scientiam » et fondatrice de l’association Eppocrate, Alexia Sibony , kinésithérapeute et Présidente de Connected Health Monaco et enfin Antoine Tesnière , médecin anesthésiste-réanimateur à l'hôpital Cochin, directeur du laboratoire iLUMENS, Laboratoire Universitaire Médical d’Enseignement basé sur les technologies Numériques et de Simulation.L’objectif de cette démarche est de faire la part des choses (certes il existe des applications gadgets comme : auto-échographie de la femme enceinte, fourchette qui vibre si l’on mange trop, tétine connectée, …). Mais il y a des avancées qui méritent une réflexion médicale. Par exemple la connaissance de son propre corps telle que les relevés d’effort physique, les mesures d’endurance, la durée du sommeil qui sont à la frontière du médical et du « cosmétique »La tenue d’un carnet de santé avec les rendez-vous de dépistage du cancer du côlon, du sein…des rendez-vous de vaccinations et les posologies à suivre en fonction des pathologies de chacun sont déjà plus proches d’un lien supplémentaire entre le patient et son médecin.De véritables actions de santé entre les professionnels eux-mêmes grâce à la télémédecine, la télé-expertise, ou encore la formation des médecins grâce aux sujets virtuels qui permettent de se familiariser avec des gestes à apprendre et des thérapeutiques à appliquer sont mises en place. La télésurveillance du rythme cardiaque fœtal, les seringues pour diabétiques, le suivi précis d’une rééducation musculaire, l’analyse d’images douteuses cutanées effectuée à distance, tous ces exemples permettent-ils de penser que de telles méthodes puissent aider les patients dans les déserts médicaux ? Le champ de recherche est donc énorme et suscite actuellement un engouement qui fait fleurir start up et concepts nouveaux. Il reste que ces big data, qui collectent des informations très personnelles pourraient, si elles les mettaient au service des assureurs, faire augmenter les primes d’assurance en fonction de notre santé (comme la prime auto en fonction des accidents du conducteur…). Il est donc fondamental de mettre en avant la question suivante : à qui appartiennent ces données collectées sur notre santé ? Est-ce une voie d’inégalité et les premiers pas vers l’homme augmenté puisque des objets connectés peuvent désormais être glissés sous notre peau ? Sujet passionnant à ne pas manquer.

 

Dernières nouvelles

No news available.